£
prends ta mémOire et gratte un vOeux
Si je raconte tout cela aujourd'hui, c'est pour la bonne raison que ce blog a suivit mon évolution dans un certain domaine. Je l'avais toujours caché ou du moins le croyais. Je pense que cet article sera le seul à aborder ce sujet, donc faisons le clairement pour une fois, enfin. Certains apprendront peut être enfin la vérité que je faisait passer pour un faux semblant de bonheur, d'autres alors comprendront enfin un peu plus tout les autres écrits, car ne soyons pas dûpes, tout est lié et tout a toujours été lié, du moins dans ce blog du premier au dernier mot, celui-ci.
Parce que tout a commencé comme une découverte qui n'aurait pas eu de lendemain. Retournons neuf mois en arrière, oui neuf mois, avant que tout cela ait commencé...
Notre grande amie la bouteille de rosé acompagné de fumettes éphémères, quand tout était simple, le parcours habituel soit normal de l'ado en phase.
Puis le manque d'aventure, vouloir faire ses preuves, aimer parler de choses et savoir enfin de quoi il s'agit. Ne plus être ignorante, faire comme celui que l'on aime... Oui c'est celui-là qui a toujours le plus gros impact. Ils avaient faits de mon "moi", tour à tour leur hangar à came. Se mettre à sourire, quand dans ta main tu crois détenir, ce secret aux ressources fragiles, le considérer à sa juste valeur, il a désormais plus d'importance que le son, parce que désormais, plus rien n'a de gout quand la poudre n'est pas là.
On se disaient tous au courant, oui conscients, jamais dépendants, toujours sur nos gardes, pas comme tous ces paumés, les avants bras tout violets, mais c'est si beau après tout le violet... Non jamais, on se l'étaient tous promis. Mais je t'ai fait sombrer, et tu m'as renvoyé l'ascenseur au même moment. Tous avons, par un effet d'avalanche, emportés ceux pour qui nous avions tant d'amour, tant d'espoir. Et puis on a commencé a grandir dedant, ça en devenait notre base, notre essence. Difficile de se dire que je vous aient donné sans même m'en rendre compte, la possibilité d'un avenir gaché, d'une mort prématurée, d'un arrêt du bonheur.
Mais on l'avaient ce bonheur, oui la pire d'entre toutes, celle que l'on aime malgré l'avoir arrêté. LSD mon amour il disait, quand avec les chiens ils se mettaient tous à danser, que les Elephantman et autres Chats d'Alice accompagnaient ces forêts qui devant mes yeux poussaient. Ma perception a changé, oui elle est devenue formidable,j'étais l'esprit le plus construit du monde, ce monde de fou qui devant mes yeux s'écroulait, il n'était que misère, et j'aurais tant voulu que tous le comprennent. Mais de ma bouche seul des baffouillages et langues incomprehensibles sortaient. Oui c'était formidable, je ne pourrais dire le contraire, un peu trop même, ces soirées Hoffman à Creils devenues des traditions; ces dessins d'enfant perturbés que toi et moi P. construisions chez la pauvre M. redescendant d'un monde bien plus tranquille; Ces marches interminables chez l'inconnu dans la forêt et les marais boueux éffrayants...
Et puis c'est tellement facile, je les aient attendus ces week ends, en ayant l'impression que plus le temps passait, plus les jours entre ces samedi d'euphorie se rallongeaient. Alors oui, je l'avoue il a bien fallut faire passer le temps, non l'école aussi ça ennuie, alors les réveils ne sonnent plus, les chaussures s'abiment moins vite, la maison c'est le refuge des journées qui font peur. Puis le mercredi on se dit que taper rien qu'un peu de ce qui reste parfois du week end, ça pourra pas faire de mal... Ou bien on appelle tout son repertoire cachée dans les toilettes pour trouver celui qui par ce que l'on appelle gentillesse nous aidera dans notre requête. Envie de tester d'autres choses, parce que c'est toujours les mêmes qui reviennent, il serait bête de se lasser n'est ce pas...
Ca rend fort, ba ouai regarde moi, désormais ils me respectent, parce qu'enfin on s'est affirmé... Peut être. Mais les peurs s'effacent tellement vite, oui à la première prise, celle la plus angoissante, et au final on se dit que c'était pas si effroyable que ça, c'est ça la desensibilisation, c'est ça qui abime. Tu peu me le dire toi, comment j'aurais pu le savoir, hein, que ce que j'étais devenu ne vous convenaient plus. On vois rien, j'ai toujours pensé n'avoir jamais changé, enfin si un peu, le regard est plus terne m'a ton dit, ou bien j'ai une sale gueule, et les boutons, ba ouai chéri ferme ta gueule le speed ça m'en a toujours refilé! Desinterêt total pour tout, apart pour ma personne, ce que j'ai envie de lui infliger à la première sortie, pour lui parce que c'est une étincelle, et pour eux, parce qu'on se conserve ensemble.
J'avais pas envie d'arrêter, ba quoi tu veux me prendre la puissance alors que je viens de me l'approprier, NOn nOn NoN! J'me sentais bien, aucun danger à l'horizon. Le problème est qu'on sais jamais à quel moment il faut commencer à s'inquieter. Et cette nuit discution avec celui qui partage ma vie, mon lit, mon habitat, mon coeur, mon âme, mes conneries. Lui enfin qui est toujours derrière moi pour me proteger des coups que la vie te balance dans le dos, parce que tu ne vois rien venir, mais ToAd lui il sait comment on fait pour survivre. Et la j'ai remballé toutes négations, je me suis tue, pour une fois oui, et la vérité est tombée me tranchant mes illusions. Oui il le fallait surement, ça fait toujours mal de se prendre le vrai qu'on disait faux dans la figure. Et ces mots de celle que j'aimais comme mon présent mon futur, celle qui me partageait son LaLa, avec qui je souriait en lisant mon avenir dans mon cognac, oui tes mots m'ont terriblement bouleversés, comme jamais jusquà aujourd'hui. Merci Cora, le déclic il vient de toi, parce que se reconnaître dans le descriptif de ton commentaire m'a fait mal, trop mal pour que je l'accepte en laissant continuer le désastre. J'arrête, je me sens comme épuisée, c'est drôle...
EnTrE Le RêVe Et Le CaUcHeMaRd