J'ai vu tous ses films, je les ai tous aimés. Je suis en ce moment dans la lecture de la quadrilogie Twilight, et je viens de me re-regarder Roméo + Juliette, dont le lien est évident. L'adaptation cinématographique du chef d'œuvre de Shakespeare est merveilleuse, psychédélique et débordante d'acide. Plus jeune j'étais amoureuse de Tybalt, aujourd'hui je m'en suis détachée et je commence à apprécier Roméo qui montre la faille. En mon sens l'amour expose nos plus grandes faiblesses. On se livre et on se trahis parfois sois même...
- Que lui reproches-tu ?
- Eh bien pour commencer, il est fou amoureux de Rosaline, ce qui ne l'empêche pas de s'enticher très vite de Juliette. Tu ne trouves pas que ça lui donne des airs d'inconstant ? Ensuite, quelques minutes après son mariage avec Juliette, il tue le cousin de celle-ci. Pas très malin. Il accumule les erreurs ce type. Il aurait voulu détruire son bonheur tout seul qu'il ne s'y serait pas pris autrement."
==> Roméo & Juliette de Shakespeare, Acte II, Scène II
"JULIETTE. - Tu sais que le masque de la nuit est sur mon visage ; sans cela, tu verrais une virginale couleur colorer ma joue, quand je songe aux paroles que tu m'as entendues dire cette nuit. Ah ! je voudrais rester dans les bons usages ; je voudrais, je voudrais nier ce que j'ai dit. Mais adieu, les cérémonies ! M'aimes-tu ? Je sais que tu vas dire oui, et je croirais sur parole. Ne le jure pas : tu pourrais trahir ton serment : les parjures des amoureux, font, dit-on, rire Jupiter... Oh ! gentil Roméo, si tu m'aimes, proclame-le loyalement : et si tu crois que je me laisse trop vite gagner, je froncerai le sourcil, et je serai cruelle, et je te dirai non, pour que tu me fasses la cour : autrement, rien au monde ne m'y déciderait... En vérité, beau Montaigue, je suis trop éprise, et tu pourrais croire ma conduite légère ; mais crois-moi, gentilhomme, je me montrerai plus fidèle que celles qui savent mieux affecter la réserve. J'aurais été plus réservée, il faut que je l'avoue, si tu n'avais pas surpris, à mon insu, l'aveu passionné de mon amour : pardonne-moi et n'impute pas à une légèreté d'amour cette faiblesse que la nuit noire t'a permis de découvrir.
ROMÉO. - Madame, je jure par cette lune sacrée qui argente toutes ces cimes chargées de fruits !...
JULIETTE. - Oh ! ne jure pas par la lune, l'inconstante lune dont le disque change chaque mois, de peur que ton amour ne devienne aussi variable.
ROMÉO. - Par quoi dois-je jurer ?
JULIETTE. - Ne jure pas du tout ; ou, si tu le veux, jure par ton gracieux être, qui est le dieu de mon idolâtrie, et je te croira.
ROMÉO. - Si l'amour profond de mon cœur..."
